Chronicafraga
La chronique complètement pétée, par le sérénissime Clovis!
Avec le concours hélas obligatoire de son animal familier humain:
Michel Picard
Les Biotopes

Lorsqu’on réfère à l’expression plantes alpines, ce qui nous vient immédiatement à l’esprit, c’est le nom de la chaîne de montagnes : les Alpes.

De très hauts sommets totalement dénudés et le plus souvent couverts de neige.

Contrairement à nos Laurentides, ces sommets ne sont pas plantés d’arbres, les conditions de vies y sont trop difficiles. Par contre, de petites plantes parviennent à y survivre et même à y prospérer. Notamment les Saxifragacés, (De Saxum=rocher et Fragere=briser). Ces broyeuses de roches poussent dans les fissures des rochers à très haute altitude, malgré des conditions très difficiles.

Le premier biotope, les fissures de rocher ; Les plantes croissent souvent sur des parois quasi verticales, où l’humus est pratiquement absent et où le drainage est, faut-il le préciser, maximal.

Le second biotope ; Plus bas sur la montagne, on va retrouver une région moins pentue ou s’est accumulé les rochers de toutes tailles provenant essentiellement de l’action des cycles de gel et de dégel des parois du sommet de la montagne. C’est la rocaille. Ici le milieu contient un peu plus d’humus et le drainage est un peu moins important

Le troisième biotope ; Tout en bas, mais, bien avant la limite de progression des arbres, on retrouve la prairie alpine ; le milieu le plus riche en humus, mais toujours constitué d’un important pourcentage de sable grossier et de gravillons. Les pentes sont encore très présentes et en conséquence le drainage reste important.

Nous remarquons donc, chers amis, que les plantes alpines vivent dans des conditions de drainage variant de très grand à absolu. Rappelez-vous-en, l’eau est requise, mais ne doit jamais stagner…

Les milieux de culture de Remplacement

Vous vous demandez si votre animal familier humain peut trouver des sacs de terreau pour plantes alpines dans les magasins? J’ai bien peur que non. Vous devrez le faire travailler un peu, mais si peu…

Voici ma petite recette maison, laquelle conviendra à la plupart des plantes alpines que peut élever un débutant ; vous utilisez d’abord du terreau standard en sac de 40 litres et ajoutez deux sacs (22,5 kg chacun) de sable vendu spécialement pour les filtreurs de piscines.

La proportion sera donc grosso modo de 1 kg de sable à filtreur pour 1 litre de terreau. Surtout, n’acceptez rien d’autre, les sables fins comme ceux utilisés pour le mortier ou le béton ne conviennent absolument pas. D’ailleurs, je vous autorise à châtier sévèrement votre humain s’il insiste pour prendre du sable de plage…vu ?

Il faut ensuite bien mélanger les deux matériaux à la pelle ou au malaxeur. Vous remplirez au ¾ des pots de plastiques standards de 3 ou 4 pouces. Préférez les modèles plus bas aux autres. Les plateaux doivent de préférence être renforcés, parce que le médium est beaucoup plus lourd qu’à l’habitude. Il se vend dans l’industrie des paniers en plastique ajourés destinés à cet usage.

J’insiste sur un point : le remplissage des pots se fera au ¾ du maximum…compris?


Maintenant, le plus difficile : vous devez trouver du gravier, 2 suggestions ; certains graviers pour aquarium ou le gravier vendu dans les coopératives et qu’on ajoute à la nourriture des poulet. La granulométrie idéale devrait être de 3/16 de pouce par grain, soit une valeur de tamis de 5 ou 6 mailles au pouce.

Vous verserez dans chacun des pots, suffisamment de ce gravier pour couvrir complètement sa surface, vous ne devez pas voir le médium se trouvant déjà dans les pots. Vous devriez avoir entre 1/8 et 1/4 de pouces de gravillons d’épaisseur. Cette couche va garder constamment le collet de la plante loin de l’eau. Une condition minimale pour une grande partie des plantes alpines que vous allez être amené à cultiver.

Bien sûr, certaines primevères alpines n’ont pas ce besoin, mais en ce cas l’uniformisation de notre milieu de culture ne sera pas nuisible pour autant.

Quand votre humain sera plus expérimenté nous pourrions varier nos milieux de culture, mais surtout ne plaçons pas la charrue devant les bœufs…

Surtout que dans une pente, c’est encore plus difficile




Le Petit Jardin Oriental de Clovis
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