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Hypertuffa


Les anglais ont depuis fort longtemps eu un petit faible pour le jardinage, l’introduction de plantes alpines dans les jardins anglais, dans les années 20 et 30, créa un fort engouement pour les auges de pierre taillée.

Les fermier de l’époque ont ainsi trouvés à vendre leurs vieilles auges de pierres, abandonnées des années auparavant, soit depuis l’introduction d'auges en métal, plus pratique pour l'élevage et moins chères.

Ces auges de pierre taillée étaient vraiment un milieu de culture idéal pour les plantes alpines, en particulier les saxifragacées.

Selon le type de plante à cultiver, on pouvait même sélectionner des auges de pierre plus ou moins basique.

Au surplus, ces vieilles auges de pierre étaient pratiquement données, du moins, pour un temps…

Parce que, quand les anglais jardinent, ils ne font pas les choses à moitié!

Si bien que deux décennies plus tard les auges de pierre sont introuvables et le prix à l’avenant!

Les jardinier en furent réduit à se faire tailler des auges sur mesures ou a trouver des matériaux de remplacement. Dans les matériaux naturels on a utilisé et utilise encore le tuffa, une pierre poreuse formée de dépôts calcaires. On en trouve le long de certaines rivières et lacs. Au Canada les sites ou l’on en trouve sont en Colombie-Britanique.

Bien que disponible cette pierre reste coûteuse ici au Québec, en raison des coûts élevés de transport et du volume restreint des extractions.

Ici, comme ailleurs, on s’est tourné vers un matériel de remplacement et avec le temps, on a vu apparaître des auges de bétons, beaucoup plus lourde que le tuffa et bien moins jolies, elles étaient cependant très durables.

Certaines personnes on commencés à ajouter au béton divers composés et adjuvants et peu à peu, on en est venu à créer un nouveau composé, plus léger, plus beau et plus pratique que le béton : l’hypertuffa.

Il existe bien des recettes d’hypertuffa, selon que l’on soit d’avantage préoccupé par la durabilité, l’apparence ou la légèreté. Retenons certains principes généraux, l’hypertuffa reste un béton allégé. Donc à la base, nous avons le ciment Portland, celui-là même qui est utilisé pour fabriquer le vrai béton. Le reste est composé de matériel minéral granulaires tels le sable, la pierre, la vermiculite la perlite et de matière organique comme la sphaigne.

Le Portland étant le liant, on comprend qu’il doit y en avoir d’autant plus que les matériaux à lier entre-eux sont petits, poreux ou absorbants. Inversement, il en faut beaucoup moins si les agrégats sont plus gros, lisses et étanches.

A solidité égales, les hypertuffas à forte teneur en sable et sphaigne exigent beaucoup plus de ciment que les mélanges ou le gravier prédomine. Du simple au double, en fait.
Il existe aussi des adjuvants qui peuvent améliorer la solidité la résistance ou l’apparence de votre hypertuffa. Des produits qui augmentent l’adhésion du béton (colles) qui ralentissent la prise (retardateurs) qui le colorent (pigments de fer et autres) ou qui le renforce (filament d’armature).
Ces éléments de connaissance vous permettrons de juger des recettes d’hypertuffa qui vous seront proposés.
Il existe aussi des finis de surfaces, teintures et vernis acides ou des traitement à la flamme…

Sans compter toute les méthodes de traitement mécaniques des surfaces, moulages, estampages, martelage, perçage, burinage, brossage, grattage, abrasion au jet de sable, lessivage au jet d’eau et j’en passe.

Voici l’une des recettes que nous utilisons.

1 volume de ciment normal Portland

1 volume de sable à béton

3 volume de criblure de pierre ou de gravillons.

1 volume de tourbe de sphaigne.

De l’eau jusqu'à consistance de pâte ferme.

Du colorant à raison de 3 à 6% du volume total (eau comprise)

Note : Pour les grandes auges, nous ajoutons de la fibre de polyester, en guise d’armature légère.
Préparation du gâchis :
Le mélange peux être fait à la main dans une brouette ou sur un panneau de bois, en ce cas, mêler ensembles tous les matériaux secs dans la proportion voulue et ajouter l’eau ensuite.

Pour de plus grande quantité, il est préférable d’acheter ou de louer un malaxeur à béton.

Notez que le gâchis d’hypertuffa est beaucoup plus ferme que le béton, certaines adaptations sont nécessaires. Ainsi notre malaxeur de 7 pieds cubes a été surélevé pour mieux verser dans la brouette et incliné vers l’avant pour permettre un meilleur brassage.

Vu que le point de gravité est déplacé très à l’avant, on a dû compenser avec des contrepoids. Sinon, en fin de brassage l’appareil va basculer sur lui-même, une situation fort dangereuse à éviter à tout prix!

Ici les blocs de bétons remplissent cette fonction stabilisatrice.

L’appareil en marche on verse l’eau le colorant et la pierre

En suite vous ajouterez le ciment portland

Ajustez la quantité d’eau

Puis ajoutez le sable

A la fin la sphaigne.

Laissez les éléments se mélanger intimement avant d’en

ajouter d’autres

Lorsque le mélange est bien homogène et que la consistance est telle que le gâchis forme une grande plaque continue qui se brise par moment, vous pouvez transvider dans la brouette. Si le mélange n’est pas homogène et lisse, ajoutez un peu d’eau, s’il est trop liquide ajoutez du ciment, jamais autre chose.

Si vous souhaitez créer des courants colorés vous pouvez en fin de cycle ajouter un mélange moitié-moitié ciment et pigments colorés que vous projetez dans le mélange avec une truelle, en laissant tourner pour créer le motif voulu. On peux faire de même en brouette ou sur le plan de travail. On peux aussi mêler plusieurs couleurs d’hypertuffa au moment du coulage ou de la mise en forme.

Les mélanges de couleurs voisines sont généralement fort beaux.
Certaines personnes ajoutent d’autres matières végétales au mélange; granules de bois, de charbon de bois, paille, brindilles et petites branches. Une fois l’auge démoulée on passe l’extérieur à la flamme, en brûlants ces matières créent de saisissants effets.



Le Petit Jardin Oriental de Clovis
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