Très chers étudiants bienvenue à ce cours de perfectionnement sur les pas japonais!

 

Je rappelle à ceux qui sont un peu distraits que le cour 101 et la leçon sur la fabrication de l’hypertuffa sont des pré requis pour assister à cette session de cour.

 

D’ailleurs, je mord le premier qui n’est pas à son affaire!

 

Fort que vous êtes d’une maîtrise suffisante, de la fabrication de « pas » informels et d’hypertuffa, nous allons aborder sans plus attendre les techniques avancées de mise en forme de ce matériel.

Nous jetterons aussi au passage un œil intéressé et frémissant au style « Nobe Dan »

Une technique japonaise récente…

Non, madame!

C’est une technique tout à fait récente, puisqu’elle ne date que du moyen âge…

 

Les pavés formels doivent porter des signes non-équivoques de travail humain.

Les matériaux peuvent être naturels comme la pierre ou de synthèse, comme l’hypertuffa!

C’est a ce matériau que nous allons plus particulièrement nous intéresser aujourd’hui.

 

Enfin! Je dis « aujourd’hui » comme ça, sans réfléchir!

Si vous ne lisez la suite que demain, il est fort peu probable que vous vous y intéressiez aujourd’hui.

C’est encore pire si vous l’avez lu hier!

Mais, foin de digression et passons au vif du sujet.

 

On reconnaît un matériau ouvré et donc, formel (Sin)  en ce qu’il porte la trace d’une modification qui ne peut être le fait de la nature. Si il arrive qu’à l’occasion la nature puisse produire un pierre avec un côté droit, il est bien improbable qu’elle produise des pierre parfaitement carrée, cubique ou rectangulaire. Inversement les pierres presque parfaitement ronde sont plus probable, mais on n’aura aucun doute sur une pierre ovalisée. Évidemment il est nécessaire de bien connaître toutes les prouesses de dame nature pour être à même de bien faire la différence entre ce qui est Shin et ce qui est Sô. Certains gisement ou affleurement rocheux naturels sont confondants.

 

Le cube le plus improbable est le rectangle d’or (Favori des démons) où les côtés ont un rapport 1,63 les uns avec les autres. C’est un rectangle visuellement harmonieux qui a une particularité mathématique. Quand on crée un carré à l’intérieur de ce rectangle en rabattant son côté court sur le côté long et qu’on soustrait la surface de ce carré au rectangle d’or original, la figure résultante est un nouveau rectangle d’or. On peux d’ailleurs  répéter ce processus à l’infini. De la même manière, si on ajoute un carré dont la surface correspond au carré de côté long, les deux figures assemblées forment un nouveau rectangle d’or.

 

 

 

 

 

 

 

Un règle à se rappeler lorsque vous planifierez des coffrages pour des pavages ou des auges formels.

Dans l’œil de votre maître, il n’y a rien de plus beau et de plus formel qu’une pierre taillée selon le rectangle d’or et dans les règle de l’art!

 

Vous me suivez toujours?

 

Je passe rapidement sur ce qui est Sô, en effet on parle ici de matériaux utilisés tels qu’on les a trouvés dans la nature.

D’ailleurs, il n’y a rien de plus sot qu’un humain….

 

Non, non monsieur, je voulait juste savoir si vous suiviez!

 

Je voulait donc dire qu’il n’y a rien de plus Sô qu’une vieille pierre usée par les intempéries et recouverte en partie de mousse ou de lichens.

On ne vas certainement pas vous enseigner ici maintenant à faire de vraies fausse roches. Allez en quérir dans les champs!

 

Non madame, les pierres ne sont jamais malades, j’ai dit QUÉRIR!

C’est vous qui êtes dans le champs…

Bon, où en étais-je?

A oui, ce qui est Sô est naturel

 

 

 

Pavages formels

On trouve maintenant dans le commerce de pierres plates coupées à la scie

On peux les utiliser telles qu’elles.

A la rigueur des pavés de béton peuvent être utilisés.

L’un comme l’autre sont considérés formels (Sin)

 

On peux aussi utiliser un coffrage de bois  ou de métal et y couler de l’hypertuffa ou encore du béton coloré et estampé.

 

On doit d’abord excaver la fondation et y installer un lit de criblure de pierre.

Ensuite on y pose le coffrage bien de niveau.

 

Le coulage des « pas » se fait de préférence sur place, cela facilite le travail et permet de bien visualiser le tracé et de bien équilibrer l’impact visuel de chaque élément.

 

 

 

 

 

 

Avec le concours hélas nécessaire des familiers de Clovis, nous avons réalisés quelques menus travaux de démonstration.

 

On peux y voir divers travaux de préparation du sol, de coffrage et de coulage, examinons-les donc de plus près.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les trois R du Nobe Dan

Récupérer, réduire, recycler!

Vous pensiez avoir découvert quelque chose de nouveau hein?

 

 

Quand on a la malchance (comme moi) d’avoir un humain sans le sous, il faut économiser comme on peux.

Donc on doit « Récupérer, réduire et recycler! »

Un tremblement de terre se produit, la maison s’écroule, les tuiles de toit sont toutes cassées? On les réutilise avec du mortier pour faire des pas japonais. Une belle dalle de pierre formelle se brise? On la réutilise telle qu’elle est et on met une pierre naturelle dans le trou.  Vous utilisez la même meule à farine depuis très longtemps et elle est trop usée pour être repiquée? Faites-en un « pas » humide pour votre jardin d’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment ça, vous n’avez pas de tremblement de terre chez vous?

Depuis quand les humains ont-ils besoins de la nature pour tout casser?

Hum?

Servez-vous de votre imagination, que diable!

Il est vrai que la Sô-tise est naturelle, mais la prochaine fois que vous me faites une remarque de ce genre, je vous ôte cinq points sur votre bulletin.

 

Non, mais, qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !

 

 

Voici donc quelques trucs pour vous permettre des pavages de style Nobe Dan.

 

On peux démarrer avec des dalles carrées

Des pierres plates ou des dalles de bétons estampées.